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  • : Patrick HERTER
  • controle-citoyen
  • : 03/05/1963
  • : ile de France
  • : Entrepreneur (Conseils et Ingénierie financière). Auteur d'ouvrages d'actualité économique et politique.
Mardi 26 février 2008
Selon Le Figaro (édition du 25/02/2008), l'Imposition Forfaitaire Annuelle (IFA), réglée par les entreprises réalisant plus de 400 000 euros de chiffre d'affaires et soumises à l'impôt sur les sociétés, sera supprimée en deux ans : en 2009 pour 90% des entreprises concernées, réalisant un chiffre d'affaires de moins de 7,5 millions d'euros; en 2010 pour les autres.

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par Patrick HERTER publié dans : Soutien des PME
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Jeudi 21 février 2008
La ministre de la Justice, Rachida DATI, a indiqué sa volonté de reprendre dans une loi l'essentiel des mesures proposées par la Commission COULON sur la dépénalisation du droit des affaires dans le rapport qui lui a été remis le 20 février dernier. A une exception près selon Le Figaro (édition du 21/02/2008) : l'intervention du parquet dans le cadre des procédures devant le Conseil de la concurrence et l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), réformes qui nécessiteront une coordination avec le ministère de l'Economie et des Finances. Rachida DATI a par ailleurs promis la rédaction rapide d'une circulaire harmonisant la politique pénale des parquets en France, afin d'éviter les différences de traitement des dossiers.

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Lundi 18 février 2008
Le rapport de la commission présidée par Jean-Marie COULON, chargée de réfléchir à la dépénalisation du droit des affaires, propose, selon Le Monde (édition du 6/02/2008), un toilettage du droit pénal des affaires, avec la fin de la double sanction pénale et administrative, et la mise en place d'actions de groupe à la française.

Si la commission souhaite le maintien en l'état du socle du droit pénal des affaires, avec les trois infractions mères (abus de confiance, escroquerie et faux) et leurs déclinaisons en infractions spécialisées (faux en écritures comptables, abus de confiance et abus de bien social), elle recommande la dépénalisation d'une vingtaine de délits (par exemple le défaut de convocation ou de réunion d'une assemblée générale des actionnaires, ou le faux étiquettage dans une grande surface), qui seraient remplacés par des injonctions sous astreinte avec des amendes plus importantes ou des déclarations de nullités. La commission veut aussi éviter le recours trop systématique à la justice pénale (gratuite) pour faire pression sur la partie adverse en proposant des sanctions financières dissuasives pour les plaignants aux dossiers sans fondement, et rendre la justice civile plus attractive, moins onéreuse. Elle veut aussi étendre les mécanismes de transaction pour les délits non passibles d'emprisonnement.

En ce qui concerne les délais de prescription, le régime serait allongé de 10 à 15 ans pour les crimes, de 3 à 5 ans pour les délits punis d'une peine de moins de trois ans de prison, et de 3 à 7 ans pour les délits punis plus sévèrement. En contrepartie, le délai commencerait à courir à la date des faits, et non à celle de leur découverte.

La commission veut aussi empêcher le cumul des sanctions pénales et administratives dans le cadre des délits boursiers. Aujourd'hui, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) mène ses enquêtes, les transmet au parquet lorsqu'un volet pénal apparaît, mais poursuit parallèlement son action en vue d'une sanction administrative. La commission propose que l'AMF dénonce les faits au parquet au plus vite, afin que celui-ci décide ou non de poursuivre. En cas de poursuite pénale, la sanction administrative n'aurait pas lieu.

Enfin, la commission propose la mise en place d'une action de groupe réservée à une association agréée sous le contrôle d'un juge. Le juge statuerait sur la responsabilité du professionnel mis en cause, et fixerait le délai durant lequel tout consommateur pourrait formuler une demande d'indemnisation auprès de ce dernier. En cas de refus, la société pourrait être condamnée au paiement d'une astreinte.

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Mardi 22 janvier 2008
Après avoir doublé le budget d'OSEO (fusion de la BDPME, de SOFARIS et de l'Agence pour l'Innovation Industrielle) de 450 à 800 millions d'euros, les pouvoirs publics l'invitent expressément, dans une lettre de mission envoyée fin décembre à François DROUIN, son président, à se recentrer sur les financements à risque non couverts par le marché.

Sur l'innovation : sont ciblés, pour les entreprises de plus de cinquante personnes, les projets les plus risqués avec "davantage de ruptures technologiques que ceux actuellement soutenus". Au 1er janvier 2009, OSEO Innovation distribuera les fonds interministériels de soutien aux projets de recherche-développement des pôles de compétitivité. Et devra affiner la définition du caractère innovant des Fonds Communs de Placement pour l'Innovation (FCPI). Le financement sera assuré par des subventions et des avances remboursables. Un programmes d'aide à des projets pilotés par des entreprises de 250 à 5000 salariés au maximum sera piloté par une équipe nationale dédiée, qui devrait permettre de financer entre 30 et 40 projets par an, avec une aide de 3 à 10 millions d'euros.

Sur les garanties de financements bancaires : OSEO Garantie devra intervenir en soutien à des financements dont "l'obtention dépend réellement de l'octroi de la garantie, à savoir les prêts les plus risqués", et non plus pour conforter la banque ou abaisser le coût de financement.

Sur le financement des PME : le positionnement et la pertinence de l'activité de OSEO Financement seront évalués au regard de ses effets d'entraînement en matière d'accès au crédit et de valorisation de la concurrence des acteurs privés. Les interventions directes en fonds propres seront exceptionnelles.

Par ailleurs, la lettre de mission invite le président d'OSEO à adresser un rapport d'étape sur :

- l'amélioration de l'intervention et de la tarification d'ODEO Garantie,
- la limitation de l'activité en fonds propres,
- un plan d'action pour redresser le faible taux d eparticipation des PME aux programmes de subvention communautaires,
- le partenariat avec les collectivités locales.

Fin mars, un projet de convention d'objectifs et de moyens pluriannuels, incluant des indicateurs de performance, devra être soumis aux autorités de tutelle.

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