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  • : Patrick HERTER
  • controle-citoyen
  • : 03/05/1963
  • : ile de France
  • : Entrepreneur (Conseils et Ingénierie financière). Auteur d'ouvrages d'actualité économique et politique.
Lundi 21 janvier 2008
La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) a indiqué le 15 janvier, dans une délibération soumise au gouvernement et rapportée par Le Monde (édition datée du 17/01/2008), que plusieurs des dispositions de la loi sur l'immigration, promulguée le 20 novembre dernier, "méconnaissent des directives européennes ou des conventions internationales auxquelles la France est partie" et revêtent donc "un caractère discriminatoires". Ceci pourrait rendre la loi inapplicable par les tribunaux.

Parmi les dispositions incriminées :

- celle instituant les tests ADN pour les candidats au regroupement familial à l'état civil douteux, qui est contraire à l'intérêt de l'enfant, reconnu par la Convention internationale des droits de l'enfant, et qui porte atteinte au respect de la vie privée consacrée par la Convention européenne des droits de l'homme;

- celle imposant des conditions de ressources (1,2 fois le Smic) aux candidats au regroupement familial, qui écarte les populations les plus vulnérables, alors que le smic est considéré comme suffisant pour les Français puissent vivre dans des conditions acceptables, ce qui démontre son caractère discriminatoire;

- celle donnant la possibilité de suspendre ou de mettre sous tutelle les prestations familiales en cas de non respect du contrat d'accueil et d'intégration signé par les parents étrangers admis au séjour, qui est considérée comme discriminatoire au regard des conventions internationales;

- celle autorisant une autorisation spécifique pour les étrangers résidents de longue durée souhaitant exercer une profession commerciale, qui est jugée contraire aux directives européennes.

Si le Conseil constitutionnel a validé la loi, celui-ci rappelle Le Monde ne contrôle pas la conformité des lois aux textes internationaux. Ainsi, des décisions de la Cour de cassation ou du Conseil d'Etat pourraient juger inapplicables certaines de ces dispositions au regard des conventions internationales, et le justiciable pourra toujours saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

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par Patrick HERTER publié dans : Droits de l'homme
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Mercredi 16 janvier 2008
La haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) a adressé au gouvernement, le 11 janvier, des recommandations concernant le carnet de circulation des gens du voyage. Le Monde (édition du 15/01/2008) rappelle qu'en vertu d'une loi votée le 3 janvier 1969, ceux-ci doivent être munis d'un carnet de circulation, qui doit être visé tous les trois mois, au risque d'être passible de délit. 

En soumettant des citoyens français à une telle obligation, qui implique des contrôles permanents, le dispositif est, selon la HALDE, contraire à la déclaration universelle des droits de l'homme et à la Convention européenne des droits de l'homme. Le dispositif enfreint le droit à la liberté de circulation des personnes et établit une discrimination dans la jouissance de ce droit, avec des moyens disproportionnés au regard de la fréquence des contrôles et de la gravité des peines.

La HALDE appelle le gouvernement à :

- redéfinir les conditions de délivrance et du suivi du carnet, afin d'éliminer l'obligation de la faire viser et d'aligner les peines encourues pour défaut de carnet sur celles des commerçants ambulants;

- mettre fin à l'obligation de rattachement ininterrompu pendant trois ans dans la même commune pour pouvoir exercer leur droit de vote, alors qu'un rattachement de six mois seulement est exigé pour les sans-domicile fixe.

- prendre des mesures immédiates et concrètes pour que les gens du voyage puisse se voir délivrer une carte nationale d'identité, sans aucune mention stigmatisante.

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Mercredi 12 décembre 2007
Présent à l'investiture de la présidente argentine, Cristina Fernandez de KIRCHNER, François FILLON s'est entretenu avec la mère d'Ingrid BETANCOURT, ainsi qu'avec les dirigeants des principaux pays sud-américains : le président colombien, Alvaro URIBE, le président vénézuelien, Hugo CHAVEZ, le président brésilien, Luiz Inacio LULA DA SILVA, la présidence chilienne, Michèle BACHELET, et le président bolivien, Evo MORALES. Le Premier ministre relaie la démarche du président de la République, qui a envoyé une lettre à chaque dirigeant, pour leur demander de peser de tout leur poids pour libérer Ingrid BETANCOURT et les autres otages. Il s'agit de faire pression sur le gouvernement colombien et sur les Farc, pourqu'ils s'engagent sur une libération humanitaire.

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Mercredi 12 décembre 2007
Rama Yade, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme, a été convoqué à l'Elysée, après sa déclaration en entretien au Parisien, confirmée sur RTL. Rama YADE y avait déclaré : "Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits". Le secrétaire général de l'Elysée, Claude GUEANT, a jugé qu'elle avait exprimé "une sensibilité , mais pas la voix de la France". Le ministre des Affaires étrangères, Bernard KOUCHNER, a en revanche indiqué qu'elle avait eu raison de parler ainsi. Rama YADE a précisé ultérieurement que ses propos intervenaient à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme.
par Patrick HERTER publié dans : Droits de l'homme
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