Mercredi 30 janvier 2008
Le président de la République a exposé le 28 janvier sa vision de l'organisation de la recherche en France, qui marque une rupture importante avec la situation actuelle. Saluant la qualité des
scientifiques français, il a fustigé un dispositif de recherche "vieux de cinquante ans", "pénalisant", menacé de "paralysie".
Nicolas SARKOZY a assuré que le budget de la recherche serait porté à 3% du PIB en 2012, contre 2,12% en 2006, avec un effort public de 4 milliards d'euros supplémentaires (et des entreprises de 11 milliards d'euros). Mais il a annoncé aussi une réforme pour combattre "l'immobilisme" : placer l'université au centre du dispositif administratif et financier de la recherche, sur le modèle des systèmes "les plus performants", et favoriser la culture de l'évaluation, confiée à l'Agence pour l'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES).
Ainsi, le CNRS devrait voir ses missions redéfinies, en devenant une agence de moyens, mettant en oeuvre la politique scientifique du gouvernement, dans le cadre des seules activités coordonnées au niveau national. Le CNRS perdrait donc sa capacité à fixer les grandes orientations. Toutes les autres seraient développées dans des laboratoires universitaires, avec un esprit de compétition.
Le chef de l'Etat souhaite aussi revenir sur le statut des futurs chercheurs, en saisissant l'opportunité du départ en retraite de 30% d'entre eux d'ici 2012. Les rémunérations seraient plus attractives pour les jeunes docteurs les plus brillants, et de la flexibilité serait introduite.
---> Pour consulter tous les articles sur le sujet et suivre le niveau de réalisation des engagements de Nicolas SARKOZY, cliquez sur le thème "Recherche" dans la colonne de gauche. Le texte de l'engagement est situé en dernière page du thème.
Nicolas SARKOZY a assuré que le budget de la recherche serait porté à 3% du PIB en 2012, contre 2,12% en 2006, avec un effort public de 4 milliards d'euros supplémentaires (et des entreprises de 11 milliards d'euros). Mais il a annoncé aussi une réforme pour combattre "l'immobilisme" : placer l'université au centre du dispositif administratif et financier de la recherche, sur le modèle des systèmes "les plus performants", et favoriser la culture de l'évaluation, confiée à l'Agence pour l'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES).
Ainsi, le CNRS devrait voir ses missions redéfinies, en devenant une agence de moyens, mettant en oeuvre la politique scientifique du gouvernement, dans le cadre des seules activités coordonnées au niveau national. Le CNRS perdrait donc sa capacité à fixer les grandes orientations. Toutes les autres seraient développées dans des laboratoires universitaires, avec un esprit de compétition.
Le chef de l'Etat souhaite aussi revenir sur le statut des futurs chercheurs, en saisissant l'opportunité du départ en retraite de 30% d'entre eux d'ici 2012. Les rémunérations seraient plus attractives pour les jeunes docteurs les plus brillants, et de la flexibilité serait introduite.
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