Le diagnostic du rapport est que "le régime des enseignants d'aujourd'hui ne correspond que très imparfaitement aux exigences de l'enseignement d'aujourd'hui".
Parmi les pistes suggérées :
- améliorer la situation matérielle de l'enseignant : la commission explore plusieurs pistes de revalorisation salariale : du relèvement de l'indice de début de carrière à l'éventuel octroi de primes, mais toujours en contrepartie de présence supplémentaire. Est également précisé la possibilité d'une dotation à l'installation pour les zones les plus difficiles.
- donner plus d'autonomie aux établissements et les responsabiliser : sans modifier le contenu des enseignements ni le caractère national des diplômes, présenter les programmes sous la forme de deux cercles. Le premier correspondrait à un socle commun de connaissances et de compétences, et s'imposerait à tous. Le second serait constitué de compléments et d'approfondissements possibles. Il s'agirait aussi de donner des moyens particuliers aux établissements par le biais d'engagement de réussite éducative sur plusieurs années. Les établissements deviendraient comptables de leurs résultats : la réussite serait évaluée à partir de la performance pédagogique, de la qualité des prestations (accueil, vie scolaire), du rapport résultats scolaires / moyens utilisés. Les chefs d'établissement auraient une marge d'appréciation accrue dans la fixation des modalités locales de travail.
- faire évoluer les conditions d'enseignement et les horaires : le cadre règlementaire pourrait donner la possibilité d'aménager les horaires des élèves en les annualisant par discipline, pour permettre des modulations dans l'année, en fonction des besoins. Les modalités de travail des élèves pourraient aussi avoir plus de souplesse, avec la constitution de groupes de compétences et des cours en petits groupes...
- faire évoluer le système de notation des enseignants : celui-ci est aujourd'hui insuffisant (tous les quatre ans dans le primaire et tous les sept ou huit ans dans le secondaire) , trop souvent égalitariste et inefficace (trop complexe et trop lié à l'ancienneté). Il faut le repenser.
- faire évoluer la formation des enseignants : la commission propose de distinguer un coeur de métier commun à tous les enseignants (transmission des savoirs, préparation des cours, correction des copies, gestion de la classe), une liste d'activités indissociables de l'acte d'enseignement (l'accompagnement des élèves, l'aide à l'orientation) et des activités modulables selon les enseignants et les établissements. La commission soutien le développement de la bivalence (capacité d'enseigner deux disciplines) en 6ème et 5ème.
- développer les passerelles : aujourd'hui, les perspectives de quitter l'enseignement sont peu nombreuses et essentiellement internes. Il n'y a aucune porosité entre le monde enseignant et le monde de l'entreprise. Le recrutement pourrait s'enrichir via des bourses ou des allocations "seconde chance" pour donner au corps enseignant un visage plus diversifié. La commission propose de créer des dispositifs de prérecrutement d'étudiants se destinant à l'enseignement.
---> Pour consulter tous les articles sur le sujet et suivre le niveau de réalisation des engagements de Nicolas SARKOZY, cliquez sur le thème "Enseignants" dans la colonne de gauche. Le texte de l'engagement est situé en dernière page du thème.



Commentaires Récents